Parc de la Rivière Batiscan (été 2007)
La plante tire son nom de ce que les feuilles sont percées de trous visibles à contre-jour. Parmi les très nombreux noms vulgaires de cette vivace : chausse-diable, faux lin, fleur de notre-dame, herbe à mille trous, milperte, pertuisane, trascalan, truchereau !
« Les Québécois devraient connaître la symbolique du millepertuis commun : dédié à saint Jean-Baptiste et associé depuis longtemps aux fêtes du solstice d’été (21 juin) et aux feux de la Saint-Jean, il se révèle particulièrement nocif aux moutons fraîchement tondus… [...] Récoltée en Europe la veille de la Saint-Jean, cette plante de lumière, couleur du soleil, possédait des vertus surnaturelles : brûlée dans les feux de la fête, elle chassait le diable et les maladies ; gardée chez soi, elle éloignait le tonnerre ; sous forme d’huile ou d’autre préparation, elle guérissait presque toutes les maladies. Sa propriété, un peu magique, de colorer en rouge l’huile ou l’alcool, n’est sans doute pas étrangère aux superstitions. » Guide d’identification Fleurbec, Plantes sauvages des villes, des champs et en bordure des chemins.
En consultant ce genre d’ouvrage, nous parvenons souvent à identifier des plantes inconnues, mais pas toujours, surtout lorsque nos connaissances en botanique demeurent rudimentaires. Les biologistes et les amateurs éclairés parviendront sans doute à reconnaître de quelle plante il s’agit plus bas ; ils auront peut-être aussi remarqué des erreurs dans mes articles précédents. Puissent-ils avoir la gentillesse de m’en informer à l’adresse suivante : guy.beliveau@cegeptr.qc.ca

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Pointe de Yamachiche (été 2007)
Lise et Pierre Daigle, dans leur magnifique ouvrage Les Fleurs sauvages du Québec (Broquet), décrivent ainsi cette plante : « Les pédicelles sont gorgés de fleurs d’un rose pâle et embellies d’étamines. Les boutons floraux d’aspect satiné réunis en ombelles, se partagent le sommet de la hampe dressée et cylindrique. »
La Pointe Yamachiche, comme son nom l’indique, est une pointe de terre qui s’avance dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur du village éponyme situé en Mauricie. Les ornithologues de toute la province connaissent bien ce lieu, car ils y peuvent observer de juillet à octobre diverses espèces, en particulier des limicoles, des grands échassiers, et des rapaces diurnes.
L’amateur de fleurs sauvages y trouve aussi son bonheur, car le sentier qui mène à la pointe, et qui fait environ 2 km, regorge d’espèces qui sortent souvent de l’ordinaire. Malheureusement, en raison sans doute des pluies fort abondantes du printemps et de juin, le sentier est devenu impraticable à plusieurs endroits, le terrain s’étant affaissé dans la rivière. Lors de ma dernière randonnée, à l’entrée du site, on pouvait voir plusieurs piles de planches bien équarries qui serviront à la construction d’une passerelle ?
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Pointe de Yamachiche (été 2008)
Le nom du genre viendrait du grec speira (enroulement), par allusion aux fruits spiralés de quelques espèces sur les soixante-dix que l’on trouve dans la région boréale tempérée. Latifolia vient de deux mots latins : latus (large) et folium (feuille). Très répandue au Québec, la spirée croît aussi bien dans les sols humides que dans les secs, dans les lieux ouverts que dans les forêts, dans les fossés que dans les rivages des cours d’eau. Les fleurs délicates, disposées en panicules blanches et rosées, sont enjolivées de nombreuses étamines. Depuis fort longtemps, les feuilles sont employées comme succédané du thé, d’où son nom de Thé du Canada.

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