Carnet de Guy Béliveau

18 août 2009

L’amour du beau dans la nature

Classé dans : les fleurs, les idées — Mots-clés :, , , , , — gbeliveau @ 19:04

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Sagittaire latifoliée

 

On peut aimer les fleurs en botaniste, on peut les aimer tout simplement parce qu’elles sont belles. De tout temps, poètes et philosophes ont admiré le monde et ses merveilles. Amour de la nature, poésie, philosophie, c’est tout un : le spectacle du beau engendre dans la partie noble de l’âme – celle qui se meut dans le discours – un intense désir de se replacer dans l’élan créateur de la nature. Ceux qui ont fait cette expérience reconnaîtront la vérité du mot de Diotime : « S’il est un temps de la vie entre tous où il vaille la peine de vivre, c’est bien celui où l’on commence à entrevoir la Beauté en soi. » (Le Banquet, 211d)

Pour Platon, c’est l’amour qui exhausse l’âme. Mais, il est difficile d’aimer.

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12 août 2009

Érigéron de Philadelphie (erigeron philadelphicus)

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Parc de la rivière Batiscan (été 2008)

 

« Il existe environ deux cents espèces d’érigéron dans le monde. Les premières seraient apparues en Amérique du Nord et elles auraient envahi les autres continents en suivant les déplacements de l’homme et le défrichage. Les érigérons, qu’on nomme aussi vergerettes, ressemblent beaucoup aux asters. On les reconnaît à leurs capitules au centre toujours jaune et aux rayons plus fins et plus nombreux. L’érigéron de Philadelphie fleurit au printemps [ear en grec et gerôn, veillard]. Il est facile à distinguer grâce à ses capitules comprenant de cent à cent cinquante rayons roses ou pourpres et à ses feuilles dont la base embrasse la tige. » Estelle Lacoursière et Julie Therrien, Fleurs sauvages du Québec.

11 août 2009

Chicorée sauvage (Cichorium intybus)

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Parc de la rivière Batiscan (été 2008)

 

Dans le guide Plantes sauvages des villes et des champs (Fleurbec), on trouve une note très intéressante : « Le mot grec entubon dériverait de Hendibah, localité de l’Asie mineure d’où la plante est originaire, ou de tubus : tube, allusion à la tige creuse. La chicorée sauvage est une plante horloge dont les fleurs s’ouvrent et se ferment chaque jour, sauf par temps couvert. Les fleurs ne conservent leur couleur bleue que peu de temps : une enzyme détruit la matière colorante et, en quelques heures, elles passent au rose, au blanc puis au brun. Elle est utilisée comme plante potagère depuis les Égyptiens (4 000 av. J.-C.). Les feuilles donnent un colorant bleu et la racine une teinture rosée pour le bois. Les apothicaires craignaient d’entreposer une grande quantité de chicorée sauvage en poudre parce qu’elle s’enflamme spontanément. Elle symbolise la frugalité. »

10 août 2009

Impatiente du cap (Impatiens capensis)

Classé dans : les fleurs — Mots-clés :, , , , , , — gbeliveau @ 17:26

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Pointe de Yamachiche (été 2009)

 

Voici ce que dit le Guide d’identification Fleurbec au sujet de cette fleur magnifique : « Impatiens capensis Meerburgh. Du latin in, négation et patiens, allusion à l’éclatement du fruit mûr au moindre contact ; capensis, du français cap, on croyait à tort qu’elle s’introduisait, en Europe, à partir du Cap Bonne-Espérance (Afrique du Sud).  Le nectar des fleurs attire les oiseaux-mouches. En plus de ses fleurs orangées, l’impatiente du cap produit des fleurs cléistogames (qui ne s’ouvrent pas), cachées à l’aisselle des feuilles supérieures, qui donnent aussi des capsules normales. [...] L’impatiente du cap soigne les affections mineures de l’herbe à puce. »

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