Carnet de Guy Béliveau

26 septembre 2009

Aster

Classé dans : les fleurs — Mots-clés :, — gbeliveau @ 20:30

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Marais Léon-Provancher (été 2009)

Le beau mois de septembre que nous connaissons permet de faire d’agréables randonnées dans la nature et de découvrir des fleurs sauvages splendides. Il pourrait s’agir ici de l’aster ponceau (Aster puniceus), mais je n’en suis pas certain. « On trouve des asters dans divers habitats selon l’espèce : prairies, rivages, tourbières, différents types de forêts, etc. Certains sont confinés à quelques localités bien précises [...] ; d’autres, comme l’aster ponceau (A. puniceus), sont très fréquents et se retrouvent jusqu’à la toundra. [...] L’est de l’Amérique du Nord constitue le lieu de prédilection dees asters et vraisemblablement leur berceau : ils y sont beaux, abondants et diversifiés. » Plantes sauvages des villes et des champs (Fleurbec). 

2 septembre 2009

Plaidoyer en faveur de la haute culture littéraire

Classé dans : Les livres, les idées — Mots-clés :, , , , , — gbeliveau @ 19:25

Lucien de Samosate

Le Songe (ou la vie de Lucien)

(Peri tou enupniou êtoi bios Loukianou)

  1. Dès le moment où je cessai de suivre les classes, une fois parvenu à l’adolescence, mon père examina avec ses amis ce qu’il pourrait bien me faire apprendre. À l’égard de la haute culture littéraire, la plupart d’entre eux estimaient qu’il fallait y consacrer beaucoup de temps, y consentir de nombreux efforts, y engager d’énormes dépenses et jouir d’une brillante situation sociale. Mais, selon eux, notre condition plutôt modeste exigeait de ma part une assistance financière assez rapide. Si j’apprenais un métier d’artisan, je pourrais recevoir sur-le-champ les rudiments d’un savoir-faire ; n’étant plus alors à la charge de mes parents, je pourrais très bientôt mettre mon père en joie, en ramenant régulièrement mes gains à la maison.
  2. Ils entamèrent ensuite une seconde série de réflexions : quel est, parmi les métiers, le meilleur et le plus facile à apprendre ? celui qui convient à un homme libre, qui ne requiert pas des outils très spécialisés et qui fournit des revenus suffisants ? Après que chacun eût glorifié, selon ses connaissances et son expérience, tel ou tel gagne-pain, mon père tourna les yeux vers mon oncle maternel, excellent statuaire de réputation, tailleur de pierres fort estimé. Il lui dit : « Toi ici présent, il n’est guère juste qu’un autre métier que le tien l’emporte ; mais voyons – en me montrant du doigt – prends-le en charge, fais de lui un habile ouvrier, montre-lui à bien dégrossir les pierres, à bien les ajuster et à bien les sculpter ; comme tu le sais déjà, il est doué d’un naturel adroit. » Mon père fondait son opinion sur mes babioles de cire. Chaque fois que j’étais laissé à moi-même par mes maîtres d’école, je raclais de la cire, je façonnais sans arrêt des bœufs, des chevaux et même, par Zeus, des formes humaines et cela, de manière tout à fait convaincante, selon l’opinion de mon père. À cause de ces amusettes, je recevais alors des coups administrés par mes maîtres et, aujourd’hui, elles me valent des louanges, car je possède un don de nature. Aussi mon père et ses amis, en se basant sur mes modelages, entretenaient de grands espoirs que j’apprenne le métier en peu de temps. (Lire la suite…)

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