Raphaël, Étude pour la Madonne d’Albe, début du XVIe siècle
L’artiste américaine, Juliette Aristides, présente dans L’Atelier de dessin : l’enseignement classique aujourd’hui (Paris, Oskar, 2008) les concepts à la base du courant actuel dans l’enseignement des arts qui cherche à promouvoir la maîtrise des techniques traditionnelles en étudiant les principes qui ont servi à la production des grands chefs-d’oeuvre du passé et aux travaux des meilleurs peintres réalistes actuels. Au lieu de se couper radicalement de la tradition, les artistes appartenant à cette école, appelée atelier movement, entendent redonner vie aux règles du métier de peintre, non pas dans le but passéiste de recopier servilement les grands maîtres, mais afin de se donner les moyens de rehausser leurs propres capacités d’expression. L’apprentissage en atelier s’avère cependant fort exigeant : 6 heures de travail par jour pendant quatre années. La première est consacrée au dessin, la suivante à la grisaille, c.-à-d. à la peinture monochrome ou en noir et blanc, la troisième et la quatrième aux couleurs. On peut voir des oeuvres de J. Aristides illustrant diverses étapes du cursus en cliquant ici. (Lire la suite…)
